Dans le cadre des programmes de l’Éducation nationale française, les établissements Odyssey mettent en œuvre des enseignements académiques en français et en anglais. Ils sont dispensés par des enseignants locuteurs natifs ou native speakers dans une démarche interculturelle et plurilingue. Afin d’accompagner – dès la maternelle - les élèves francophones et non francophones dans leur progression et leur apprentissage des langues, les enseignant.e.s native speakers réalisent du co-teaching en complément de leur enseignement respectif.

Cette pratique consiste à jumeler les enseignants dans une salle de classe où ils co-enseignent, co-interviennent, co-évaluent en français et anglais.

Marion Torres, enseignante de Petite et Moyenne section à l’EFI Bucarest, pratique 2h par semaine le co-teaching en binôme avec Nadine Farrugia, enseignante d’anglais. Plus qu’un enseignement partagé, c’est une véritable expérience bénéfique pour les élèves comme pour les deux enseignantes.

En effet, « même s’il nécessite une préparation en amont et travail de coordination » souligne Marion « cette pratique permet de comparer et partager nos méthodes et de nous challenger. En général, nous ancrons l’apprentissage de l’anglais dans le quotidien des enfants en leur apprenant à réinvestir le vocabulaire en anglais et en français tout en s’amusant. Nadine utilise ''The magic box'' avec des flash cards pour apprendre ou revoir du vocabulaire, par exemple, moi j’aime bien utiliser des chansons.»

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le co-teaching dans les classes ne se fait pas en miroir français versus anglais, c’est beaucoup plus fluide que cela » explique Marion. Lors d’une sortie au parc pour observer les manifestations du printemps dans le cadre de l’éducation au développement durable, les deux enseignantes interviennent, par exemple, à tour de rôle sur des sujets divers (pollinisation, migration des oiseaux…) dans une langue et l’autre. Elles peuvent également créer des groupes pour approfondir un point en fonction des niveaux et des besoins « cela nous permet de faire du sur-mesure et d’accorder une grande attention aux élèves » souligne Nadine. « Comme nos classes sont cosmopolites, je peux aussi solliciter aussi les élèves anglophones pour la construction des phrases en anglais, qui sont ensuite répétées par les élèves francophones ou roumanophones. Cela les stimule ».

« Globalement, je dirais que l’on apprend sans cesse l’une de l’autre et qu’on emmène les élèves plus loin » concluent les deux enseignantes, désormais adeptes de cette pratique.